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Publié : 31 décembre 2014

Remote le havre

ou comment méditer sur la mort et la vie en arpentant les rues du Havre

L’après-midi du 20 novembre, nous avions rendez-vous au cimetière de la chapelle Sainte-Marie, sur les hauteurs du Havre pour une étrange aventure intitulée Remote Le Havre...

Le cimetière de la chapelle Sainte-Marie


Nous sommes arrivés en bus au cimetière puis avons remonté les allées jusqu’à la chapelle Sainte-Marie. Là-haut, nous avons reçu les casques. Une voix synthétique se présente en tant que Margot !! Cette voix est constituée de 3000 enregistrements. Le surnom que Margot nous a attribué est la horde. Margot, sans gêne aucune, nous invite à nous mettre chacun debout devant une tombe et à imaginer cette personne vivante à partir des quelques indications de l’épitaphe. Pour quitter ce lieu, nous suivons l’allée bordée d’arbres. Sur la gauche, nous apercevons des maisons que la voix surnomme les tombes des vivants… La horde est sortie du cimetière toute étonnée par cette expérience et soulagée de revenir au monde des vivants.
Imèn, Noémie, Quentin La., Jules

La patinoire


En sortant du cimetière nous marchons jusqu’aux portes de la patinoire. Angel et Robin fiers, les tenaient grandes ouvertes ! Tous ensemble, nous rentrons en ligne devant la glace. Margot nous donne l’ordre d’applaudir des patineurs imaginaires.
Elle nous demande à tous de faire la holà, de droite à gauche et de gauche à droite. Elle ne peut se joindre à nous car elle n’est qu’une voix dépourvue de corps. Avant de quitter la patinoire,nous faisons un signe de la main aux patineurs sur l’air de Eyes of the Tiger.
Léana, Mélanie, Enola et Maxime

Traverser

Le tramway


Après avoir traversé la route, la horde se dirige vers l’arrêt de tramway. En attendant sur le quai, la voix de synthétique de Margot nous demande de regarder le quai en face de nous. Quel tramway arrivera en premier ? Ce n’est pas le nôtre. Une fois dans le tramway, Margot nous ordonne de fixer un adulte qui aussitôt détourne son regard. Si nous regardons un bébé, il soutient notre regard car, selon Margot, il n’est pas encore formaté. Puis nous recevons l’ordre de nous baisser pour que la horde se distingue de la foule et pour voir si les adultes nous fixent à leur tour. Parvenu à destination, tout le monde est descendu en sautant !
Angel, Mehdi, Océane, Ilona et Amandine

La gare


La horde est entrée dans le hall de gare, Margot nous dit de regarder dans nos mains transformées pour l’occasion en jumelles. Nous y voyons l’horloge, l’écran des horaires, un train à l’arrêt, un passant qui pianote sur son portable. Une fois les jumelles rangées, elle nous dit de sortir un objet qui nous distingue des autres : la moitié de la classe a sorti un téléphone ! Ce n’est pas vraiment un élément distinctif ! D’autres personnes sortent des clés, des gants, un bâton de sucette, une sucette, une miette de pain, un bracelet en or, une carte de cantine et plusieurs pièces d’argent. Avec cet objet, on se lance alors dans une manifestation. Expérience très surprenante : dans le casque le fracas d’une foule qui manifeste, dans le hall, quelques individus interloqués se mettent à douter de notre bon sens !
Robin, Léa, Vanessa et Lucy

Le pont


Après la gare, la horde a traversé deux routes, pour arriver sur un pont de bois et de métal. On se répartit équitablement de chaque côté et on regarde l’eau en essayant d’imaginer une goutte d’eau dans l’immensité de l’eau. Puis Margot nous demande de réfléchir à un homme qui rejoindrait un groupe. Perd-il toute individualité comme une goutte d’eau dans l’eau ? Ensuite on s’est retourné et on a regardé la personne en face de nous, droit dans les yeux en se demandant à quoi elle pensait. Enfin Margot nous a demandé de sauter sur le pont qui en a tremblé de joie ! En conclusion, elle nous a dit qu’on était fous de faire tout ce qu’elle demandait ! On a continué notre chemin.
Vanessa, Robin, Léa et Lucy

Les docks


Nous sommes arrivés en horde dans les docks. La voie synthétique de Margot nous entraine devant le manège au fond d’une grande allée et nous engage à nous placer en ligne tels des spectateurs. Les passants ne comprennent pas qu’ils sont devenus les acteurs d’une pièce de théâtre improvisée. Ils regardent l’endroit que l’on fixe et ont des réactions différentes : certains nous sourient tandis que d’autres nous évitent, inquiets. A la fin de la pièce, Margot a subi une transformation : sa voie aigüe est devenue grave et masculine. Margot est maintenant Bruno qui nous a invite à quitter les docks.
Julie, Quentin.Le, Quentin.M, Mathis & Lucas

Le long du bassin Paul Vatine

La piscine


Nous arrivons devant un bâtiment qui de l’extérieur parait ancien. Une fois la porte passée, nous découvrons que c’est en fait une piscine dont l’architecture ressemble à celle d’un paquebot. La horde se retrouve donc sur une passerelle extérieure à regarder des gens nager. Sur ordre de la voix, nous nous mettons à danser. Il est enfin temps de rentrer dans la partie couverte de la piscine. Une fois la porte passée, une chaleur humide nous envahit et nous réchauffe de la fraicheur automnale.
Angel, Mehdi, Océane, Ilona et Amandine

Sortie


Nous suivons un panneau « sortie ». Bruno nous engage à marcher à reculons. Quelle trace laissons-nous derrière nous quand nous quittons un lieu ? Laissons-nous quelque chose de notre présence ? Notre passé ? Ou tout simplement nos traces de pas ?
Julie, Quentin. Le, Quentin. M, Mathis & Lucas

Dans le miroir


Nous nous dirigeons vers le hangar 25, nous tournons et la liberté nous est offerte de choisir entre le trottoir de gauche ou de droite. Aussitôt Bruno nous annonce que les personnes sur la droite doivent se diriger sur la gauche ! En passant devant une banque, nous nous lançons dans un concours de grimaces sur les vitres ! Nous pivotons vers un parking et nous placeons devant un miroir convexe. Nous nous regardons les uns les autres. La voix malicieuse nous demande alors qui d’entre nous mourra le dernier. Puis elle nous invite à prendre une photo en souvenir.
Léana, Mélanie, Enola et Maxime

Maternité de la clinique des Ormeaux


Cette drôle d’expérience se termine sur le toit de la maternité de la clinique des Ormeaux. De là-haut, nous voyons une partie du Havre et son trafic routier. Soudain de la fumée sort de la gouttière et le coucher de soleil en devient impressionniste !
Nous comprenons alors que nous venons de faire le chemin de la vie à l’envers, du cimetière jusqu’à la maternité, de la mort jusqu’à la naissance. Etonnant chemin !
Imèn, Noémie, Quentin.La, Jules

Dans les coulisses de l’écriture